Ce qu’il faut retenir de notre webinaire « Vie privée, vie pro au bureau : continuité ou rupture ? », la place du lien social au bureau.

  1. Le replay
  2. Une plus grande mixité entre la vie pro et la vie perso
  3. Les nouvelles formes de management
  4. Les attentes des salariés sont devenues plus fortes
  5. L’importance de l’expérience collaborateurs
  6. Le bureau doit se réinventer et recréer du lien social
  7. Le bureau répond à une nouvelle variable financière

Le replay

Le mardi 22 juin 2021, CDB organisait un webinaire sur l’importance du lien social au bureau. Audrey Eberhardt, Denis Monneuse et Anna Bolzinger Bonlieu ont échangé sur les conséquences de la crise sanitaire dans les environnements de travail : l’expérience collaborateur, ses limites, l’impact financier et managérial.

Notre sondage, mené par Yougov en mai dernier, a révélé que 57% des Français ayant un emploi estiment que la frontière entre leur vie privée et leur vie professionnelle est moins marquée depuis le début de la crise sanitaire. Et, 67% affirment que le lieu de travail représente aussi un espace de vie privée hors de la cellule familiale.

Jusqu’à aujourd’hui, la vie privée n’avait pas pour habitude de s’inviter à ce point dans notre vie professionnelle. En dehors peut-être de certains impératifs et autres imprévus qui pouvaient venir s’interférer. Cette frontière est devenue plus floue ces derniers mois avec l’accélération du télétravail qui s’est imposé dans les modes d’organisation. Chez CDB, nous avons pu observer trois grandes tendances majeures suivantes :

  1. Une plus grande mixité entre la vie pro et la vie perso

    Nous avons tous vécu un chamboulement dans notre rapport aux autres, entre la famille, les amis et les collègues. Les salariés ont développé une nouvelle relation au travail et à l’entreprise. Nous n’avons pas eu d’autres choix que de s’adapter. En mélangeant le télétravail avec le bureau, le distanciel avec le présentiel, la vie pro et la vie perso, notre organisation est devenue bel et bien hybride.
    Le retour au bureau est pour certain un soulagement, c’est une occasion de se recréer un espace de liberté, loin de la cellule familiale. Pour d’autres, ce retour peut être synonyme de contraintes, perte de temps inhérente à leur trajet, difficulté à quitter son cocon familial.

  2. Les nouvelles formes de management

    Avec une demande croissante des collaborateurs pour plus de flexibilité, les managers vont devoir s’adapter. Mais surtout, ils vont devoir prendre le temps pour recréer du lien. Les managers de proximité ont un rôle très important sur le sentiment de bien-être, la sécurité des collaborateurs et leur sentiment d’appartenance envers leur entreprise. Le développement du télétravail est une occasion pour ces managers de s’interroger sur leur rôle, leur valeur ajoutée et le besoin de leurs équipes. Comment peuvent-ils leur offrir les meilleures conditions possibles pour mieux travailler ?

  3. Les attentes des salariés sont devenues plus fortes

    Compartimenter travail et loisirs n’est pas un schéma évident pour tout le monde. D’abord, parce que la culture d’entreprise, le management ou le métier ne le permet pas. Mais également parce que certains vont vouloir partager autre chose que le travail avec leur collègue – la nouvelle génération a tendance à mélanger ces activités plus facilement.
    D’après Denis Monneuse, les solutions apportées reposent beaucoup sur la culture nationale.

    Au Japon, par exemple, un bon travailleur est celui qui reste tard le soir. La question d’image est très importante, mais n’implique pas pour autant une meilleure productivité. En Suède, l’employeur est « paternaliste » et il veille à ce que son employé mange bien. Il lui propose des centres de remises en forme s’il est malade, ou lui apprend à mieux dormir. Cette culture a pour volonté de mélanger la vie professionnelle et personnelle et d’arriver à une relation gagnant-gagnant. Car si un salarié va bien alors il travaillera bien. Enfin, au Québec, la vie privée est très importante pour l’employeur et le salarié. Le dîner en famille (vers 17h30 – 18h) est une tradition primordiale. Ainsi, il est commun de réduire ses congés, mais de finir plus tôt pour être en famille.

Webinaire CDB I Vie privée, vie professionnelle au bureau : continuité ou rupture ?

L’importance de l’expérience collaborateurs

Pour Anna Bolzinger Bonlieu, l’un des enjeux de l’entreprise est de concevoir une expérience collaborateur la plus positive possible. Si elle est réussie, elle pourra s’avérer être un véritable outil d’engagement et influera directement sur la performance de l’entreprise. On estime que les entreprises dont les collaborateurs sont très engagés, possèdent une productivité supérieure de 21% aux autres. Repenser l’expérience collaborateur aujourd’hui, c’est se concentrer sur les nouvelles attentes des équipes tout en pérennisant l’activité des entreprises. Selon Audrey Eberhardt, face à ses attentes, les limites sont atteintes quand le collaborateur se sent bien et que l’entreprise s’y retrouve en termes de culture, de valeur et de productivité.

Le bureau doit se réinventer et recréer du lien social

Pour répondre aux nouveaux besoins des collaborateurs, il faut commencer par diversifier les usages et mettre en place une variété de typologies d’espaces et des outils de travail alliant la convivialité, la collaboration et la concentration. Si nous devons revenir au bureau pour faire ce que l’on peut faire chez soi, ça n’a aucun intérêt. Alors « Pourquoi allons-nous au bureau ? » À cette question, nous répondons spécifiquement sur trois niveaux chez CDB : rationnel, émotionnel et sur l’appartenance à la communauté.

  • Le rationnel
    L’évolution des enjeux et de la position des managers implique une réponse du type rationnelle : la typologie des espaces, le flux et l’hybridation, dimensionnement et immobilier.
  • L’émotionnel
    Le bouleversement de la frontière vie privée et professionnelle implique une réponse émotionnelle en travaillant sur l’attractivité de bureaux, mais aussi et surtout sur la qualité de vie au travail.
  • Le sentiment d’appartenance
    C’est probablement le plus délicat et le plus important, la prise de conscience des salariés et des chefs d’entreprise impose de répondre par les espaces au développement de la culture d’entreprise, à la fois par la transmission des savoirs, et du savoir-être aussi, mais aussi par le biais des rituels.

Diversification des usages

Le bureau répond à une nouvelle variable financière

La tendance en 2021 est une réduction des espaces de travail de 20% d’ici 2 à 3 ans. Elle est essentiellement liée à une augmentation programmée du télétravail laissant un grand nombre de bureaux inoccupés. Cependant, comme le souligne Denis Monneuse, le risque d’encourager fortement le télétravail peut avoir des répercussions sur le sentiment d’appartenance et avoir un impact direct sur le désengagement et la motivation des salariés. Réduire les coûts liés aux espaces de travail peut être un calcul court-termiste. En effet, ces économies de surfaces pourraient même creuser des inégalités et développer une forme d’injustice sociale entre les salariés qui sont en télétravail et ceux en présentiel. C’est une occasion pour les entreprises de repenser l’aménagement de leurs espaces avec plus de flexibilité pour justement faciliter les interactions avec les équipes. Tout en offrant davantage de diversité dans les usages pour encourager l’épanouissement au travail des salariés.

Alors, devrons-nous encore parler du rapport entre vie privée et vie professionnelle dans quelques années ? Ou pensez-vous que nous pourrons parler de « vie » avec un grand « V », tout simplement ?

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